On construit vite, on construit beaucoup. Et à chaque fois que l'on a estimé faire mieux, on a perdu quelque chose en route.
Une habitante relogée dans un immeuble neuf vous dira : c'est joli et je n'ai plus peur de tomber dans ma douche. Puis elle pleure. On lui a donné l'eau, le chauffage, la salle de bain, le confort physique. On a oublié qu'elle existait à travers le regard, les bras, le toucher de sa voisine de palier, de son boucher de proximité. Le bâti n'est pas là que pour prendre soin de nos corps, il doit aussi respecter nos âmes et nos attachements de cœurs. Il peut être aidant, ou délétère.
Réhabiliter avant de raser, parce que nous avons assez de lieux bâtis en France pour les réinvestir autrement. Réintroduire le vivant, humain et non humain, pour tous, par tous, avec et pas seulement pour, sans eux ; en respectant notre attachement à notre territoire.
Mon manifeste, Comment faire de l'architecture un instrument de paix, ouvre ce chemin : une ville pensée à hauteur de vieS, pour tous :
https://www.nadiasahmi-us-ages.fr/manifeste-architecte-nadia-sahmi/
Cogito Ergo Sum - Qualité d'Us-âges(R)